20/03/2010
La Feuille

Il fut arrêté comme émigré après un court séjour en Angleterre ; beau-frère de Regnaud de Saint-Jean d'Angely, il participa au 18 Brumaire et obtint des faveurs du premier Consul et de l'Empereur, se rallia aux Bourbons en 1814 et fut député de Paris et ministre de l'Instruction publique par intérim pendant les Cent-Jours. Poète, fabuliste, auteur tragique de l'école de Ducis (Germanicus, etc.), il fut nommé membre de l'Institut dans la troisième classe le 27 septembre 1799, section de poésie, et placé dans la deuxième classe à l'organisation de 1803, occupant le fauteuil du marquis de Montesquiou-Fézensac ; il reçut le comte Pierre Daru.
L'ordonnance de 1816 le proscrivit et l'exclut de l'Académie où il fut remplacé par le duc de Richelieu. L'année suivante l'Académie lui témoigna sa sympathie en souscrivant à ses œuvres qu'il faisait éditer en Belgique ; le 3 mars 1818, le duc de Richelieu étant ministre et directeur trimestriel de l'Académie celle-ci adressa une supplique au Roi pour lui demander le rappel d'Arnault qui rentra en France en 1819. Le 5 février 1829, il fut réélu membre de l'Académie en remplacement de Picard, et reçu le 24 décembre suivant par Villemain. Il reçut P.-P. de Ségur et Jay, et fut nommé secrétaire perpétuel le 23 mai 1833 en remplacement de François Andrieux. En 1828, Arnault avait sollicité de l'Académie l'élection de son fils à un fauteuil ; ce fut lui que l'Académie élut et le fils d'Arnault fut nommé préfet ; malgré cela, Arnault désigna son fils, par testament, pour lui succéder, mais l'Académie ne le nomma pas. Arnault opposa une très vive résistance à l'école romantique ; il fit partie des compagnons du "Déjeuner de la Fourchette", a laissé les Mémoires d'un sexagénaire, et fit partie de la Commission du Dictionnaire.
"Écrivain il se recommande encore aujourd'hui par de véritables mérites : ses quatre volumes de Souvenirs sont d'une très agréable et instructive lecture ; ses tragédies pour être appréciées, ont besoin de se revoir en idée et de se replacer à leur moment ; mais ses Fables, ses Apologies, plaisent et parlent toujours". (Sainte-Beuve). Directeur des Beaux-Arts et de l'Instruction publique sous Lucien, puis sous Chaptal.
Une Causerie de Sainte-Beuve
Mort le 16 septembre 1834.

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15/03/2010
Comme un personnage de sempé
Comme un personnage de Sempé
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Si j'ai, comme tout le monde
Les yeux plus grands que le cœur
Et le cœur qui se débonde
Pour un soupçon de bonheur
Si j'ai mal à mon enfance
J'ai l'avenir courageux
Et pour un prix d'excellence
J'abandonne tous mes jeux
{Refrain:}
Mais je me sens dérisoire
Juste à côté de l'histoire
Décalée
Comme un point dans une image
Comme un petit personnage
De Sempé

Parfois je me sais poète
Ronsard n'est pas mon cousin
Je voudrais mourir pour être
Déjà dans tous les bouquins
Je supporte qu'on m'admire
Ça fait du bien quelquefois
Mais un oubli vient me dire
Qu'au fond, je n'existe pas
{au Refrain}

Pourtant je reprends courage
Et je me sens rossignol
Je voudrais que mon ramage
Et ma voix de flûte en sol
Puissent toucher tout le monde
Faire partager mes joies
Mais j'apprends que sur les ondes
On n'a pas besoin de moi
Et je me sens dérisoire
Juste à côté de l'histoire
Décalée
Comme un point dans une image
Comme un petit personnage
De Sempé

On se croit irremplaçable
Mais on est finalement
Qu'un infime grain de sable
Entre les griffes du vent
Il arrive aussi qu'on gagne
Mais on perd au prochain coup
On déplace des montagnes
Qui ne sont que des cailloux
Et on se sent dérisoire
Juste à côté de l'histoire
Décalée
Comme un point dans une image
Comme un petit personnage
De Sempé

Je continuerai ma route
Chez moi, on n' s'arrête pas
Et je laisserai sans doute
Quelque chose derrière moi
Alors le plus bel hommage
Ça serait de me laisser
Me promener dans l'image
Je ne ferais que passer
Et je serais provisoire
Une fourmi dans l'histoire
Rassurée
Un être humain dans la foule
Dans la tendresse qui coule
De Sempé
Comme un point dans une image
Comme un petit personnage
De Sempé

Anne Sylvestre
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03/03/2010
premiers rayons

Allons parmy les fleurs cueillir une guirlande
Allons parmy les fleurs cueillir une guirlande,
Afin d'en couronner la Reine des Beautez ;
Sois Venus, soit Phillis, à qui les Royautez
Vont indifferemment presenter leur offrande.
Les Graces, et l'Amour, seront de nostre bande ;
Les jeux, et les plaisirs suivront de tous costez :
La saison nous appelle à mille nouveautez ;
Et la rosée est cheute, et la moisson est grande.
Mais j'aperçois l'Amour, qui nous a prevenus,
Et qui cherche Phillis, qu'il prefere à Venus.
Amour, cruel Amour ! d'où vient que tu nous laisses ?
J'oy dans ta bouche un nom qui fait que je paslis.
Prens ta route où les fleurs seront les plus espaisses ;
C'est par là que sans doute aura passé Phillis.
Jean Ogier de Gombauld
(1588-1666)
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François Couperin « Les Bergeries »

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Luigi Boccherini « Concerto n°9 – Rondo-Allegro »
Frédéric Lodéon au violoncelle
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Toilette et bain de soleil
pour Justine
Ce n'est pas la belle vie ça madame ?
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Félix Leclerc « Hymne au printemps »

à demain
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08:55 Publié dans Animaux, Musique, nature, Photo, Poésies | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésies, musique, photo, nature, animaux
11/02/2010
Quelle insistance
Elle insiste
Elle s'incruste
Elle abuse
Trois jours par an,
c'est suffisant.
Là, c’est trop.
Allez, belle blanche,
retourne là-haut
et à l’an prochain.
**

**
**

Gilbert Bécaud « Le jour où la pluie viendra »
**
Hier soir,
m'a été offerte
cette belle plante.
Je partage avec vous.
Réjouissez vos yeux.

Les Yeux Noirs « Sanie cu zurgalai »
tzigane roumain
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29/01/2010
J'y vois clair...

L'homme insulté‚ qui se retient
Est, à coup sûr, doux et patient.
Par contre, l'homme à l'humeur aigre
Gifle celui qui le dénigre.
Moi, je n'agis qu'à bon escient :
Mais, gare aux fâcheux qui me scient !
Qu'ils soient de Château-l'Abbaye
Ou nés à Saint-Germain-en-Laye,
Je les rejoins d'où qu'ils émanent,
Car mon courroux est permanent.
Ces gens qui se croient des Shakespeares
Ou rois des îles Baléares !
Qui, tels des condors, se soulèvent !
Mieux vaut le moindre engoulevent.
Par le diable, sans être un aigle,
Je vois clair et ne suis pas bigle.
Fi des idiots qui balbutient !
Gloire au savant qui m'entretient !
<>
Alphonse Allais (1854-1905)
**
Ce que l’œil voit
que l’oreille n’entend.
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Bien complexe notre langue
mais tellement riche
**
Mais les yeux d'Alphonse Allais
ont peut être vu Camille Saint-Saëns
et ses oreilles entendu
"La Havanaise"
de ce dernier.
Très bonne journée
18:32 Publié dans Musique, Poésies | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, saint-saens, havanaise, poésies, allais, rimes
26/01/2010
Voeux originaux
Depuis que notre fille est allée en Chine,
chaque année, elle nous envoie ses vœux
de cette jolie façon.
Sur un papier type japonais,
elle imprime des images symboles chinoises.
Je ne résiste pas, je mets sous verre
et les accroche dans le couloir.

2008

2009
Et puis, cette année,
nous recevons nos vœux chinois
et sur le coup, nous ne remarquons rien.
Je cours acheter un cadre pour que ce tableau
tienne compagnie aux deux autres
et en encadrant, je remarque : une anomalie ?
Mais non !
Une belle page d’humour.

2010
Pascale vient d'acheter une maison en Bretagne
car elle compte s'y installer définitivement dans
quelques années.
Elle a trouvé son rêve
et ce rêve,
il est dans ce tableau.
La maison, les crêpes, les bretonnes, la vache et les petites fleurs des champs
"Tri martolod"
Un enregistrement de l’établissement
Saint-Thérèse à Quimper
dans lequel, un cousin de l’Homme enseignait la musique

20:28 Publié dans Musique, Photo, Poésies | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, photo, poésies, chine
22/01/2010
Baroque

Clic àhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odore_Agrippa_d'Aubi...
Haendel « Alcina » Menuet
Par Les Arts Florissants
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D’Aubigné n’a pas connu Haendel
et le menuet ne devait pas encore être à la mode.
Je n’ai rien qui correspond à sa période dans mon grenier.
Vu l’heure, je n’ose descendre chercher dans les
trésors du coin à musique.
L’Homme est en plein gros dodo.
14:04 Publié dans Musique, Poésies | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, poésies, aubigné, diane, haendel
15/01/2010
Il était là, il n'est plus là!
Aujourd'hui, vendredi,
temps plus que maussade.
Il était annoncé du soleil pour cet après-midi
mais je crois que c'est fichu.
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Ecoutons Luis Mariano
Dans Marco Polo,
Il a le soleil dans la voix.
********************************************
Le soleil
tant attendu
bien timide mais distribuant
une généreuse lumière

vers 16h45
Haydn – Rostropovich « Concerto n°2 pour violoncelle »
rondo-allegro

il se couche encore bien tôt
mais quel plaisir de le regarder descendre.
**
Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.
Et d'étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants, sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
A de grands soleils
Couchants sur les grèves.
Paul V erlaine(1844-1896)
(Recueil : Poèmes saturniens
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13:50 Publié dans Musique, Photo, Poésies | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, photo, poésies, verlaine, haydn
13/01/2010
Chagrin partagé
Lorsque j’ai préparé cette note,
la nuit dernière,
je n’avais pas connaissance
de la perte douloureuse
subie par notre Framboisine.
Ce matin, après avoir lu la triste nouvelle,
j’ai pensé que ce poème
pourrait lui être dédié
Aussi, Fanfan,
ce qui suit est pour toi.

Marceline Desbordes naît à Douai le 20 juin 1786. Elle est la fille de Félix Desbordes, peintre d’armoiries et de Marie-Catherine-Joseph Lucas. Sa famille, à l’origine aisée, est ruinée par la Révolution. Marceline abandonne les études. Sa mère décide de rejoindre un riche cousin en Guadeloupe. Il leur faut trois années, pendant lesquelles Marceline commence à jouer la comédie afin de gagner quelque sous, pour se rendre à Basse-Terre. Malheureusement leur cousin est mort et Basse-Terre est en révolte. La fièvre jaune qui fait rage tue Marie Catherine. Marceline doit rentrer seule à Douai et elle se fait dépouiller lors de la traversée

Carl Maria von Weber « Concertino clarinette »
« Romanza – Andante"
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Carl Maria von Weber est né la même année
que Marceline.

11:24 Publié dans Musique, Poésies | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, poésies, weber, marceline, desbordes
12/01/2010
au pays des trolls

La chanson de Solveig
extrait de Peer Gynt
En 1874, Edvard Grieg compose une musique de scène
pour la pièce de théâtre Peer Gynt du dramaturge norvégien Henrik Ibsen
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voici une traduction française de la chanson de Solveig
Là haut dans le nord
Quand la nuit n'en finit pas
De neiger sur les sommeils
Elga rêve encore
A celui qui vit là bas
Au pays du grand soleil
Au milieu du silence on entend s'élever
Comme une voix du ciel
Qui chante la romance d'un amour déchiré
La chanson de Solveig
Ah ahah ahah ahah ah
Ahah ahah ahah
Ah ahahah ahahah ahahahah
Ah ahahah ahahah ahahahahahahahah
Ah...
Là haut dans le nord
La chanson réchauffe un peu
La Norvège qui s'éveille
Elga croit encore
Que les marins aux yeux bleus
Aux sirènes sont fidèles
Et sur la plaine blanche
Elle entend vers l'été venir comme un appel
L'écho de la romance d'un amour déchiré
La chanson de Solveig
La chanson de Solveig
Ah ahah ahah ahah ah
Ahah ahah ahah
Ah ahahah ahahah ahahahah
Ah ahahah ahahah ahahahahahahahah
Ah...
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Clic --->http://www.zictrad.free.fr/Populaire-savant/PeerGynt-Grie...
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La pièce raconte la chute et la rédemption finale d'un paysan norvégien, Peer gynt. Bien que sur le point d'obtenir la main de Solveig, jeune fille vertueuse, Il se tourne vers la fiancée d'un autre, Ingrid, qu'il finit par abandonner. Il rend visite au légendaire roi des montagnes de Dovre, dont les filles sont des gnomes. Il séduit l'une d'elles, ce qui met sa vie en danger. Il s'enfuit et assiste à la mort de sa mère Aase. Il quitte ensuite la Norvège et on le retrouve une vingtaine d'années plus tard en Afrique où il est devenu un riche marchand d'esclaves. Mais sa richesse ne fait que l'inciter à la débauche. Après avoir visité l'Arabie et séduit la belle Anitra, il échoue dans un hospice du Caire. Une vision de Solveig l'incite à regagner son pays natal. Il fait naufrage en route, mais atteint quand même la Norvège où il meurt dans les bras de Solveig, qui l'a attendu et dont l'amour lui vaut la rédemption.

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Grieg « Peer Gynt » Danse d'Anitra
10:00 Publié dans Musique, Poésies | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, poésie, peer gynt, ibsen, grieg





















