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25/05/2010

Paris - Saint-Sulpice

Suite de la sortie du 19 mai à Paris

avec le groupe AVF

mené par Monique Amoudry.

 

 

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L’église étant en réfection,
je n’ai pu prendre la photo de l'église à l'extérieur

Image internet

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Saint-Sulpice est, par ses dimensions, la plus grande église de Paris après Notre-Dame. Elle est longue de 120m et large de 58m. Sa voûte s’élève à 34m, sa tour nord (à gauche), la plus ornée, à 73m, sa tour sud (à droite), inachevée, à 68m. Précédée par plusieurs autres, elle est demeurée à peu près intacte depuis sa construction. Il aura fallu 6 architectes en 134 années pour l’achever, après que Anne d’Autriche en eut posé la première pierre en 1646. La façade est de Servandoni, projet retenu en 1732.

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La nef

L’intérieur surprend par son ampleur et sa clarté. La chapelle de la Vierge, dans l’axe du chœur, se distingue par la richesse de son décor, l’élément le plus marquant étant sa coupole peinte. Saint Sulpice abrite plusieurs peintures du XVIIIe siècle, ainsi que tout un ensemble de peintures commandées par la ville de Paris au XIXe siècle, mais surtout des œuvres de Delacroix, dans la chapelle des saints Anges : « La lutte de Jacob et de l’ange » et « La chute d’Héliodore » sur les murs, et , sur la voûte, « Saint Michel terrassant le démon », datant de 1861, dernières œuvres monumentales du peintre, achevées deux ans avant sa mort. L’orgue, reconstruit par Cavaillé-Coll, est un des plus beaux instruments de la capitale.

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podcast
J.S. Bach «Fugue en sol mineur, BWV 578»

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« Combat de Jacob avec l’ange »
Peinture murale de Delacroix

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Le grand orgue de Cavaillé-Coll

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 Le grand orgue fut construit parClicquot François-Henri  entre 1776 et 1781 derrière un

buffet très original de style Louis XVI dessiné par l'architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin, avec des sculptures de Clodion (figures) et Duret (sculpture d'ornement).

Le buffet d'orgue (et son décor) fait l'objet d'un classement au titre des monuments  historiques depuis le 20 février 1905. La partie instrumentale de l'orgue fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 11 septembre 1978. L'instrument fut restauré et notablement agrandi par Aristide Cavaillé-Coll en 1862. Il s'agit du plus grand instrument signé par Cavaillé-Coll.

Composition :
5 claviers de 56 notes (quatre octaves et une quinte) et pédalier de 30 notes (deux octaves et une quarte). Transmission mécanique des notes assistée par 7 machines Barker. 

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podcast

J.S. Bach «Magnificat» extrait

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La chaire en restauration

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photo internet

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 la chaire, donnée en 1788, par le maréchal duc de Richelieu, surmontée d'un beau groupe sculpté en bois,

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Sur les côtés de la nef sont aménagées des chapelles
dédiées à Saint-Vincent de Paul, à la Vierge, et autres
saints dont je ne me souviens pas le nom.

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Une curiosité, Le gnomon :

 Cet instrument scientifique a permis de réaliser à partir de la ligne méridienne qui se prolonge sur l’obélisque des observations d’une précision remarquable, en particulier sur les variations de l’inclinaison de l’axe de la terre.

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Image internet

 Clic à  http://www.sciences.univ-nantes.fr/physique/perso/gtullou...

 Le gnomon, construit à partir de 1737, permet à l'époque de déterminer la date précise de Pâques. Cette fête chrétienne, qui commémore la résurrection du Christ, doit être en effet célébrée à la pleine lune suivant l'équinoxe de printemps, entre le 22 mars et le 25 avril. Les scientifiques qui encouragent alors l'installation du gnomon, veulent aussi étudier avec précision les mouvements de rotation de la Terre.
Les Cassini, une dynastie d'astronomes, qui dirigèrent successivement l'Observatoire de Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles, vont ainsi calculer que l'obliquité de l'axe de la Terre diminue de 45 secondes d'angle par siècle. Les mesures actuelles diffèrent seulement d'une seconde et quelques centièmes.

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Au-delà des pérégrinations des touristes venus vérifier les dires du Da Vinci Code, l’église Saint-Sulpice possède un véridique gnomon qui date du XVIIIe siècle. Situé dans l’aile gauche du transept, cet instrument de mesure astronomique est formé d’une tige verticale qui projette l’ombre du soleil ou de la lune sur une surface horizontale afin de mesurer leur hauteur au-dessus de l’horizon. Celui-ci est constitué d’un obélisque de marbre blanc d’une dizaine de mètres de hauteur, surmonté d’une sphère d’où descend une ligne de cuivre jusqu’au sol qui court ensuite sur plus de 40 mètres en traversant le chœur et le transept Nord.
Commandée en 1727 par le curé de la paroisse afin de déterminer de manière précise l’équinoxe de mars et le dimanche de Pâques, cette méridienne fut d’abord conçue par l’horloger Henri de Sully qui souhaitait en réaliser une qui puisse donner l’heure de midi à tout Paris mais celui-ci mourût avant d’avoir honoré sa commande. Elle fut reprise et modifiée par l’astronome Charles le Monnier en 1743, assisté de l’ingénieur Claude Langlois, à l’origine de la fameuse ligne de cuivre rose encastrée dans le sol entre des bandes de marbre blanc.
Aujourd’hui, cette méridienne ne fonctionne plus que partiellement, l’un des deux œilletons dans le vitrail qui laisse passer les rayons du soleil étant mal placé. Son fonctionnement est néanmoins expliqué en détail dans un texte placé sur un pupitre non loin du gnomon.
Depuis peu, compte tenu des nombreuses affirmations qui figurent dans le roman de Dan Brown et qui concernent en particulier cette fameuse méridienne, un autre texte à l’attention des curieux est venu s’ajouter au premier, il commence ainsi « Contrairement aux allégations fantaisistes contenues dans un récent roman à succès, la ligne méridienne de Saint-Sulpice n’est pas un vestige d’un temple païen qui aurait existé à cet endroit… ».

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Les bénitiers de Saint Sulpice

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Les deux bénitiers d'un mètre de long chacun,
offerts à François 1er en guise de cadeau diplomatique par les doges de Venise, sont posés sur une sculpture de Jean-Baptiste Pigalle.

Il sont ornés en leur bord d'un galon de laiton.


(Ces énormes coquillages se trouvent dans l'océan indien)

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bas-relief du perron 

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Colonnes du perron

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La fontaine, place Saint-Sulpice

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La fontaine a été construite en 1844 d'après les plans dessinés par l'architecte Visconti  (1791-1853), auteur également de la  fontaine Molière. Elle sera nommée fontaine "des quatre point cardinaux" du fait de la présence des quatre statues d'évêques: Bossuet, Fénelon, Massillon et Fléchier

 Clic à  http://paris1900.lartnouveau.com/paris06/st_sulpice/fonta...

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En espérant que cette visite vous sera agréable,

Bonne Journée. 

 

Commentaires

Bonjour Geneviève,

J'ai pris mon temps pour lire ta note et admirer cette église. Tu dis ne pas avoir pu prendre de photos, pourtant, la plupart de celles que tu montrent semblent de toi, de la nef à la fontaine. C'est vrai que la nef est très éclairée. Delacroix n'a plus aujourd'hui l'aura qu'il avait en son temps.
Le médaillon dans le perron au dessous des bas-relief donne un air républicain à cette façade, imitant un emperuer antique. C'est curieux !

Merci pour cette visite qui m'a remis en mémoire le gnomon oublié et surtout son utilité religieuse. Ce n'était donc pas Rome qui fixait la date de Pâques ?

Bises du grillon

Écrit par : Christian | 24/05/2010

je viens de découvrir le gnomon.
Merci aux blogs qui jour aprés jour nous apprennent
je ne suis jamais encore allée visiter cette église C'est à mettre au programme pour un prochain voyage à Paris
Bonne journée Bises

Écrit par : fleurbleu | 24/05/2010

Comme chaque fois tu fais un fameux guide avec moultes explications et les morceaux choisis sont bien agréables à mes oreilles.
Je n'avais jamais entendu parler de gnomon, voilà encore une chose apprise grace aux blogs.
Bises et très bonne journée

Écrit par : Biche | 24/05/2010

Coucou la Geneviève !
C'est impressionnant , la chair en réparation est superbe . Pas si bêtes les hommes en ce temps là et artistes pour faire de si belles choses .
Bonne soirée bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 24/05/2010

je ne connaissa.is pas cette église:le guide est parfait! les colonnes sont impressionnantes ainsi que le bas-relief.La fontaine est superbe,surtout avec le ciel bleu!
christiane

Écrit par : christiane | 25/05/2010

Une visite tres agreable avec une guide tres douée et tres interessante. L'Eglise de Sain Sulpice est tres belle et la musique est tres belle aussi. Un bon moment. Bises MARU

Écrit par : mbouillon | 25/05/2010

émotion à retrouver Saint Sulpice et mon cher 6° arrondissement,
j'entends Daniel Roth à l'orgue, je perçois la mémoire de Dupré , je retrouve l'escalier de la tribune, les incontournables partitions du 19 ° , qui sonnent à merveille sur le Cavaillé Coll, plus grand chose à voir avec le Cliquot d'origine

merci pour cette belle visite très documentée et bien illustrée

Fanfan

Écrit par : framboisine | 25/05/2010

Saint Sulpice, j'ai visité cette imposante église, il y a longtemps, je me souviens de l'orgue, la chaire, en restauration, me semble belle. Très belle fontaine je remarque aussi les lions. Amitié. Renée

Écrit par : Campanule | 26/05/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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